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11 juin 2013

Un bilan, deux dirigeants, et encore des règlements...


… mais guère de sportif ! Philippe Jan et Benoît Maurice ont fait leur bilan de fin de saison. L’occasion de « s’auto-féliciter » mutuellement, d’épargner Philippe Hinschberger, et de tirer à boulet rouge à peine masquer, sur des personnes jamais citées.

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Benoît Maurice et Philippe Jan ont fait leur bilan de fin de saison : un bilan de règlements, sans trop parler football... © stade-lavallois.com

11 juin, jour de l’ouverture officielle du mercato... et jour choisi par Philippe Jan pour faire son bilan de fin de saison. Sur le site officiel, dans la presse locale. Une stratégie un tantinet étrange, comme le fait que ce bilan soit largement partagé avec celui de Benoît Maurice. Un bilan loin d’être innocent. Ils étaient restés muets durant les tacles par médias interposés, entre Philippe Hinschberger et la paire Gamboa-Balijon... Pour mieux régler leur compte, à leur tour ce mardi. C’est Maurice qui parle le premier sur le site officiel : « Dès le mois de février 2012, j’ai alerté le Président et lui ai indiqué que la situation sportive allait être très périlleuse pour la saison 2012/2013. J’avais fait une analyse précise de notre effectif, des dossiers que l’on voulait bien nous communiquer sur les recrues potentielles mais aussi l’investissement déployé par des personnes salariées pour cette mission précise afin de bien connaître les futurs joueurs pour 2012/2013. Philippe et moi sommes sur des valeurs de travail et de rigueur pour atteindre la performance, et nous n’étions plus en adéquation avec les pratiques utilisées ». Première phrase de Philippe Jan dans la foulée : « Benoît m’a en effet dressé le tableau, sans panique mais avec le réalisme et l’esprit d’analyse argumenté qui le caractérise ».

Un bilan de Philippe Jan avec Benoît Maurice, mais sans sportif

Le ton est donné, tout ce bilan est résumé : le président va gratifier son acolyte, membre du directoire, et ils s’allient tous deux pour dénoncer des pratiques, donc des personnes, sans jamais les nommer. Philippe Hinschberger est épargné : on se réjoui de l’avoir prolonger, mais sans émettre le moindre aspect critique sur cette saison 2012-2013 – alors que l’entraîneur Tango a lui-même reconnu dans son bilan du 27 mai, qu’il avait « peut-être des choses à changer » après une telle saison. Mais pour une analyse sportive, vous repasserez : Philippe Jan attaque. « Nous avons gardé le cap malgré la tempête bien alimentée par le souffle extérieur d’anciens collaborateurs qui colportaient de fausses informations mensongères sur notre situation interne. Je pense qu’ils voulaient détourner l’attention. Tout au long de la saison, nous n’avons été ni surpris, ni inquiets mais nous savions que nous avions un gros challenge à relever avec un objectif à maîtriser. Ce fut en partie le cas ! ». Et d’enchaîner sur le recrutement de l’été dernier, et le choix de ne prolonger aucun joueur en fin de contrat (que la triplette Jan-Maurice-Hinschberger a pourtant défendu et assumer tout au long de la saison...) : « Benoît et moi devions assumer des positions prises par d’autres et notamment les nombreuses fins de contrat. C’est ce que nous avons fait, sans rien dire et en travaillant dans l’ombre ».

« Certains avaient le souhait intérieur de voir périr le club et le Football professionnel en Mayenne. Ils n’appartiennent pas ou plus au club ».

L’ombre : c’est ce qui a été reproché à Philippe Jan cette saison. Le président « omniprésent » ne l’était plus trop physiquement, passant les soirs de matchs cachés sur le banc de touche. A l’extérieur, combien de fois est-il venu saluer les supporters ? On l’a vu se pavaner autour du terrain au Havre, saluer la tribune visiteurs et surtout celle des salariés du club : la fameuse solidarité des deux-trois derniers matchs, il n’en est pas peu fier. Mais deux-trois matchs sur une saison, c’est minime. Dans le reste de la vie du club, on a aussi reproché à Philippe Jan de trop partager le costume du boss avec Benoît Maurice ; comme une impuissance/incapacité à faire face seul. Philippe Jan est un président contesté dans sa gestion : mais pas par abus de pouvoir, au contraire. Benoît Maurice en a profité pour se glisser dans la lumière à ses côtés : ensemble, ils seront plus forts. Et le maintien en poche, ils peuvent lever les bras au ciel victorieusement, et régler leur compte. « Par moments, certains ont montré une perte de maîtrise, de confiance, voire plus grave, des signes de panique. D’autres, et c’est pire, avaient le souhait intérieur de voir périr le club et le Football professionnel en Mayenne. Ils n’appartiennent pas ou plus au club », dit Philippe Jan, concluant tout de même sur la note d’optimisme pour le futur : « Place à notre nouvelle saison, celle de la famille TANGO et un grand merci à tous ceux qui nous ont fait confiance. Nous serons dignes et à la hauteur de leurs espérances ». Pour le sportif, on repassera.

Charles.T

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